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LES FETES ET DISTRACTIONS A L'EPOQUE DE LOUIS XIV.
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Mais les fêtes, les réceptions, les chasses, des soupers, des bals, des jeux , tout cela coûtait très cher au trésor royal.
Le siècle de Louis XIV
Ces succès vont inspirer le décor de la voûte de la galerie des glaces.
Les traits de l'Amour Après Marie Mancini, Louise de la Vallière, madame de Montespan et quelques autres beautés de la Cour occupent le cœur du Roi. Pour les éblouir, il offre des fêtes extraordinaires qui parent de merveilleux le petit château de Louis XIII et ses premiers agrandissements.
De ces liaisons naissent de nombreux enfants qu'il tiendra à légitimer ou à marier au sein de la Famille royale. Les distractions. Au XVIIe siècle, avec la monarchie absolue, le sport, comme toutes les activités de la société, est influencé et contrôlé par le sommet : le monarque absolu détient le sort du divertissement français entre ses mains et instaure une moins forte participation aux jeux et exercices physiques. Les lois qui avaient été instaurées contre les sports violents, comme les duels et qui n'étaient guère respectées, sont appliquées avec rigueur
Les jeux Les exercices physiques sont dévalorisés, on préfère les jeux de société. L'abbé Fleury (1640-1723) précepteur du prince de Conti s'en inquiète et en examine les causes :
Les moralistes du temps rejetaient également les jeux et divertissements.
Cependant, le XVIIè siècle est le siècle des jeux de hasard et d'esprit, que l'on compte par centaines :
Les goûts du Roi Soleil ont sans doute joué aussi un rôle dans cette évolution. Son règne personnel s'étend de 1661 1715 et son influence fut considérable. Il servira de modèle incontestable à la noblesse et présidera directement l'orientation des mœurs de la France de l'époque. (Le Roi Soleil, le spectacle de la cour) Dans sa jeunesse, Louis XIV pratiqua la paume, mais préféra plus tard le jeu de billard qui avait l'avantage de ne pas défaire sa perruque. La noblesse, pour imiter le roi, délaissa le jeu de paume et de nombreuses salles furent réutilisés à d'autres fins. En 1657 il y avait à Paris 114 jeux de paume, en 1780 il n'en reste plus que 10. La chasse, l'équitation, l'escrime Le XVIIème siècle fut aussi un siècle meurtrier (guerre de trente ans, la fronde...) et, malgré l'amollissement des mœurs, la noblesse connaissait l'art de la guerre, l'équitation et le maniement du fleuret. La chasse Au XVIIè l'un des exercices préférés c'est la chasse et, pour la noblesse, la chasse à courre.<< la chasse à courre était la plus noble, la plus dispendieuse, la plus inaccessible au vulgaire ; elle offrait quelques petits dangers, des occasions de chutes et de blessures : c'était par suite le meilleur des sport de tous.>> A l'aide de chiens, on traquait le lièvre, le loup, le sanglier et le renard. Louis XIV chasse à la courre. Il chassera jusqu'à la fin de sa vie.
L'équitation Avec la chasse, l'équitation constitue un autre exercice très apprécié au XVIIe et au XVIIIe siècle. Mais il s'agit surtout d'une équitation savante qui permet les grands spectacles équestres, on recherche l'élégance. Le roi Soleil pratique. C'est l'époque des académies, en France comme à l'étranger.
L'Académie d'équitation crée en 1734 à Gottingen avait une grande notoriété en Europe. Elle est liée au nom d'un des plus grands écuyers du temps, J. H. Ayrer (1732-1817). Cette académie fut d'abord déplacée à Hanovre, puis remplacée par l'Institut militaire d'équitation, lequel contribua par la suite aux succès internationaux allemands encore au XXè siècle. Vienne était célèbre pour la formation des cavaliers.
En France Louis XIV crée le Manège de Versailles en 1680. Il y avait deux écuries. La grande accueillait les chevaux de guerre, de parade, de chasse et de manège. La petite, les chevaux d'équipage, les carosses, les voitures. Parmi les grands noms de l'équitation on connaît Antoine Pluvinel de La Baume (1555-1620) et François Robichon de La Guèrinière (1688-1751).
Les courses de chevaux montés ou attelés sont aussi très appréciées à cette époque. On parie des sommes importantes. <<Nous trouvons ainsi des courses de chevaux Archères en 1683 ; Louis XIV y assiste avec la reine, le dauphin et toute la cour ; il donne mille pistoles au gagnant.>> Et Jusserand note que les courses que l'on connat de nos jours avec jockeys au couleurs de leurs matres, des juges, une piste bien balise, des handicaps, des paris, ces course à l'anglaise se sont acclimatées dans notre pays à cette époque.
L'escrime L'art de l'escrime également se développe, on l'enseigne dans les salles d'armes. Les spécialistes écrivent des ouvrages de technique. On n'utilise plus que les armes académiques, c'est-à-dire le fleuret ou l'épée seule. Pour l'escrime comme pour l'équitation la tendance générale se situe dans la recherche de l'esthétique, les fameuses <<bottes>>, connues aujourd'hui grâce aux romans d'Alexandre Dumas et aux films de <<cape et d'épée>>.
Le jeu de paume La salle du Jeu de Paume, construite sous Louis XIV, était le court de tennis de la Cour car la paume est l'ancêtre du tennis. Le 20 juin 1789, elle fut le cadre d'un événement important qui marqua le début de la Révolution : le Serment du Jeu de Paume. En mai, Louis XVI avait convoqué à Versailles les États Généraux qui devaient lui permettre de réaliser les réformes nécessaires. Ils siégeaient dans une grande salle de l'Hôtel des Menus Plaisirs qui existe encore et abrite aujourd'hui le Centre de Musique Baroque. Ne pouvant s'y réunir en dehors de la Noblesse et du Clergé, les députés du Tiers État, qui représentaient le peuple, cherchèrent un lieu où discuter entre eux. Ils trouvèrent le Jeu de Paume où ils jurent de ne pas se séparer avant d'avoir donné une Constitution à la France. L'évènement a été représenté par le peintre David en une esquisse célèbre, exposée dans les salles de la Révolution du muse d'histoire de France. |